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L'usine à sons - 63 CUNLHAT

15 - Billy BRIDGE

 LES ANNÉES 60 AVEC L'USINE A SONS

  

Retrouvez les grandes vedettes des années 60 avec Michel Gosselin

De son vrai nom Jean-Marc Bridge, ce "Bibi Fricotin du twist" s'est imposé comme "Prince du madison"

Il naît en 1945 à Cherbourg. Dans le magasin d'électroménager tenu par ses parents, il y a un rayon disques avec toutes les nouveautés des idoles et des rockers du moment. Il n'en faut pas plus pour susciter une vocation. En 1961, Jean-Marc a obtenu un rendez-vous à Paris avec les disques Vogue (ou Johnny enregistre déjà) mais un orage inopiné le contraint à s'abriter sous un porche et là il remarque une plaque marquée : "Disques Odéon". Il entre, et comme il a avec lui un disque d'Elvis Presley, il le met sur le pick-up et chante "It's now or never" sur la voix du King. Il est aussitôt engagé et confié pour les orchestrations à Mickey Baker, talentueux guitariste de studio, installé depuis peu en France. Le 16 mars 1962, quatre titres sont pliés en deux heures avec "Surboum" et "Triple twist". Le succès démarre mais c'est avec le 45 tours suivant "Le grand M" (de Madison) que Billy Bridge décroche le jackpot, et contribue au lancement de cette nouvelle danse de l'été 62. Il faut donc fournir ! Nouvelle séance d'enregistrement le 13 juillet pour un autre 45 tours avec "Madison flirt", mais l'accueil du public ne sera pas aussi fort et déjà la carrière de notre Pince connaît un fléchissement bien qu'il dispense des cours gratuits de cette danse en ligne dans un club parisien de la rue Rochechouart. D'autres disques sortent avec des adaptations de titres américains comme "On est heureux à 16 ans" (emprunté à Neil Sedaka), "Cours mon cœur" (co-signé Mort Shuman) ou des compositions originales : "Lydia" ou "Notre amour renaîtra", d'Aznanour et Garvarentz. L'armée sonne le glas de cette riche mais courte carrière et Billy redevient Jean-Marc pour signer des titres pour d'autres artistes, tel "Avec les filles je ne sais pas" pour Philippe Lavil. Au cours de la décennie suivante, il reviendra sous le nom de Black Swan, mais c'est là une autre page de son histoire.

 

Michel Gosselin

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